jeudi 6 février 2014

Et si la conscience humaine ...



L’être des choses ne seraient que pur et parfait hasard ? Qu’agencement aléatoire et sans ordre des atomes qui le composent ? Je n’y peux croire
La vue d’une galaxie, d’un filament d’ADN, d’une simple fleur, de la toile tissée d’une araignée même, tranquille et méthodique, me dit tout un ordre, toute une organisation élaborée du tissu de l’être, une "poussée" « ordonnante et en action partout », et ce, même si la forme ou l’effet de cette "poussée", me déplaît parfois, ou me fait compatir à la douleur qu’elle entraîne pour d’autres. Comment ne pas souffrir des victimes d'un tremblement de terre si précisément organisé par la tectonique des plaques.
Tout y est-il beau ?
Les chaos et catastrophes naturels sembleraient me dire que beauté et laideur y cohabitent, acculant à la folie celui qui voudrait que tout ne fut dans notre univers qu’harmonie et bonté.
Car, lorsque le chaos se livre à mes yeux, ils se remplissent du respect qu’inspire la terreur et la fascination,  parfois l’inacceptable,  l’absurde ; je vois encore du réel et il me le faut accepter.
Je reste silencieux et questionnant sur l’ordre sous jacent à l’horreur autant qu’au sublime. 
Jusqu'au cœur du chaos, il faut admirer la puissance et le terrifiant de la vie.

L’ordonnancement des choses dans l’univers suffit amplement à nourrir mon besoin d’émerveillement, de respect, de sentiment d’appartenance.

Qu’elle soit pensée ou voulue, organisée du dehors par quelque démiurge, par quelque volonté, je n’y pense que peu et ne sait y croire, je n’ai point les outils pour le faire, et me garderai bien d’imaginer que théologie ou science peuvent ici faire office de preuve ou m’y aider.
Je n’ai besoin, pour moi, que de ressentir le flux de la vie et du devenir qui m’habite, pour n’avoir pas besoin d’autre Etre suprême, que l’Etre-même-des-choses .
Je parviens même, assez facilement, à me dire que de cet « Etre –même-des-choses », après tout, je ne suis rien moins que l’un de ses visages particuliers, l’une de ses multiples facettes .
Oui pour son malheur ou son bonheur, je suis un « des visages du monde ».
Visage de l’être du monde…..quel plus beau titre sur ma carte de visite d'homme! Quelle plus belle gloire rêver en une vie !